Lilas, Ostara, printemps
Sorcellerie

Ostara, équinoxe de printemps.

Ostara, dont le nom vient d’Eostre, déesse lunaire germanique, est une fête commune à la majorité des croyances païennes. Elle célèbre l’équinoxe de printemps, soit le moment de l’année où d’un point de vue astronomique, le jour et la nuit s’alignent sur la même durée. Symboliquement, elle représente la fin d’un certain repli sur soi, et la renaissance à une nouvelle période de vie.

Cette célébration met en avant la nature sous toutes ses formes, la créativité, l’essor de nouvelles idées et la gratitude. Ce serait, en effet, le moment où la Lune sort de son sommeil pour envelopper la terre de sa fertilité pendant que le soleil, lui, rayonne de plus en plus pour raviver l’existence. 

C‘est la première fête solaire de l’année, dans certaines cultures elle se voit appelée « fête des arbres » ou « fête des fleurs » et sonne les premières plantations de graines, dont les plantes seront à leur apogée lors de l’été. Universellement, Ostara ainsi que le printemps sont perçus comme la célébration du renouveau, le moment de sortir de sa bulle, de sa zone de confort et d’apporter de nouveaux projets, de nouvelles ambitions. C’est le moment où l’espoir revient doucement frapper à la porte.

Ainsi, lors de l’équinoxe, les rituels, consécrations et activités sont souvent divisé•e•s en deux temps : Tout d’abord une partie plus méditative où on établira un bilan de ce que la « saison sombre » nous a apportée, des émotions et ressentis qui ont pu nous traverser durant la période hivernale. Ensuite, une partie de planification, de rêverie, de projection et de création afin de se préparer à entreprendre notre évolution.

Traditionnellement, Ostara est propice à un grand nettoyage et rangement, matériel comme mental. Il est souvent accompagné par un ré-aménagement et une purification de son espace, de vie comme de travail. C’est également le moment idéal pour la fabrication de talismans et/ou sels utiles aux rituels de prospérité et créativité tout au long de l’année.

Enfin, profiter d’un rayon de soleil pour se lancer dans une balade en pleine nature, pieds nus, pour s’autoriser à rêvasser, danser, chanter sont autant d’activités qui prennent tout leur sens lors de cette première journée printanière.

La légende d’Éostre :

Lily Dream, Selenada
Lily Dream, Selenada, Deviantart.

Éostre était une déesse douce, maternelle, joyeuse et très appréciée des enfants. Dans sa recherche constante d’émerveillement, un beau jour, alors qu’un oiseau vint se poser sur son épaule pendant qu’elle contait des histoires féeriques, elle décida en quelques mots, d’user de ses pouvoirs afin de le transformer en lapin.

D’abord déstabilisé par cette transformation, le lapin devint alors très malheureux et tremblant de peur car sa nouvelle condition ne lui permettait plus de voler, de parcourir le monde vu d’en haut ni de couver ses oeufs. À la surprise d’Éostre, ce tour n’amusa pas du tout les enfants, qui lui réclamèrent de rendre sa forme originelle et sa liberté à cet être innocent.

Malheureusement, la déesse avait usé d’une trop grande partie de son énergie lors de cette transformation qui allait à l’encontre des lois naturelles et l’oiseau fut condamné à rester un lapin jusque la veille du printemps, jour auquel Éostre se régénèrerait et pourrait inverser son enchantement.

En attendant ce jour et pour remercier les enfants de leur implication généreuse, le lapin décida de réunir des oeufs à leur offrir puis à offrir aux enfants du monde entier. Tradition qu’il perpétua ainsi chaque année pour exprimer sa gratitude !

De son côté, Éostre, se sentant tellement coupable d’avoir eu cette idée impulsive, décida de graver les contours d’un lapin sur la lune afin qu’éternellement, l’animal et ses semblables soit protégés des périls qu’ils pourraient rencontrer sur terre.

Il est intéressant de noter qu’étymologiquement, c’est la déesse Éostre qui -au travers de cette légende- a donné le mot « Easter » signifiant « Pâques » dans les langages anglo-saxons. 

Ostara, les correspondances : 

– Des couleurs pastel comme le vert pomme, le rose tendre, le jaune paille ou encore la pureté du blanc…

– Les premières fleurs de l’éveil de la terre : tulipes, violettes, jacinthes, jonquilles, pivoines. Mais aussi des fleurs plus envoutantes comme le jasmin et certaines herbes aromatiques telles que le romarin ou l’estragon.

– Le bois de cerisier, l’amandier, l’érable.

– Du côté des minéraux, on pourra se tourner vers la douceur du quartz rose, du péridot, de la tourmaline melon d’eau, de l’agate mousse, de la chrysoprase ou encore vers des énergies plus spirituelles en lien avec le développement de notre intuition avec l’azurite, la malachite ou encore le cristal de roche.

Azurite malachite cristallisée
Azurite-malachite, source : Mindat.org

Dans la cuisine d’une sorcière :

– Sablés aux raisins

– Tarte aux pommes

– Limonade aux agrumes

– Légumes rotis aux noisettes

– Salade de jeunes pousses de saison

– Pain aux noix, aux figues et abricots secs

– Confitures

Pour aller plus loin :

  • Vae Bataille, les préparatifs d’Ostara

Vae est une sorcière moderne de Montréal, dont j’aime tout particulièrement le travail, que ce soit sur le plan de l’esthétique ou des contenus !

Thérapeute formée en naturopathie et licenciée de psychologie, j'exerce en tant que praticienne et conférencière depuis octobre 2014. Sorcière moderne et militante féministe, mon travail s'oriente essentiellement autour de l'accompagnement de toutes les femmes, de la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes, de la santé au naturel, du bien-être menstruel et questionnements des personnes menstruées, de la créativité ainsi que des minéraux comme outils thérapeutiques.

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